Impacts of the Global Economic Crisis on Child Poverty in Cameroon and Options for a Policy Response (French)

Innocenti Working Paper No. IWP-2010-04 (FRENCH)

70 Pages Posted: 6 Jul 2010 Last revised: 7 Jul 2010

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Sami Bibi

Université Laval - Département d'Économique

John Cockburn

Partnership for Economic Policy (PEP); Université Laval; Partnership for Economic Policy (PEP)

Christian Arnault Emini

University of Yaounde II

Ismael Fofana

Université Laval - Département d'Économique

Paul Ningaye

University of Dschang

Luca Tiberti

Université Laval; Partnership for Economic Policy (PEP)

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Date Written: June 1, 2010

Abstract

This study aims to evaluate the potential impacts of the 2008/09 global economic crisis on child poverty in Cameroon. It also explores the potential effects that policy responses to such a crisis could have on children. In order to do this, the study uses a macro-micro methodology. A dynamic computable general equilibrium (CGE) model is used to simulate various scenarios of the economic crisis together with policies which respond to the crisis, taking into account the different transmission channels of the global crisis to the Cameroonian economy. The results of the CGE model are then used in a micro-econometric module in order to evaluate the impacts of the simulated shocks on households in general and children in particular.

Five dimensions of child poverty are examined: monetary poverty, caloric poverty, child school participation and child labour, and children’s access to health care services. The study shows that the crisis is projected to lower the real GDP growth rate by 1.3 percentage points in 2009, 0.9 in 2010 and 0.8 in 2011. The crisis would also bring about a 1.05% increase in the number of children who were poor in monetary terms in 2008 and a 4% increase in 2009, 2010 and 2011, compared to the situation without a crisis. With respect to this reference scenario, the crisis is simulated to increase the number of children who are poor in caloric terms by 0.56% in 2009, 1.08% in 2010 and 1.60% in 2011, and negatively affects, albeit lightly, both children’s school participation rate and their access to health care services.

Four alternative policy responses to the crisis are simulated: a reduction in the VAT levied on the sale of food products; elimination of customs tariffs applied on imports of food products; free access to school canteens for children under the age of 15 in districts where monetary poverty is higher than the national average; and granting cash transfers to poor children. These policies, with a cost of 1%, 0.4%, 0.19% and 1% of Cameroon’s before-crisis GDP respectively, are financed either by foreign aid or by draining the state’s foreign reserves.

Results from these simulations show that, in terms of poverty reduction, cash transfers appear to be the most effective of the four policy responses mentioned above, but this policy is the most ineffective at improving the real GDP growth rate. At the national level, the cash transfer policy completely counters the increase in monetary and caloric poverty engendered by the crisis over the entire period of the study. It even lowers these two types of poverty to less than the situation where the crisis did not occur. Moreover, these transfers have beneficial, although small, effects on children’s school and labour participation rates. Furthermore, beside the cash transfer policy, the subsidy for school canteens has a relatively low cost but carries fairly considerable benefits in response to the crisis, especially in alleviating caloric poverty; while the other two policies are quite ineffective, regardless of which dimension of poverty is considered.

(Cette étude vise, d’une part, à explorer les effets potentiels de la crise économique mondiale de 2008/09 sur la pauvreté des enfants au Cameroun. D’autre part, elle a pour but d’explorer les effets potentiels, sur cette même population-cible, des politiques qui seraient prises en réponse à ladite crise. Pour ce faire l’étude utilise une approche méthodologique top/down où, dans un premier temps, un modèle d’équilibre général calculable (EGC) de dynamique récursive est employé pour simuler les divers scénarios de crise économique et de politiques de réponse à la crise, en prenant en compte les différents canaux de transmission de la crise mondiale à l’économie camerounaise. Par la suite, les résultats produits par le modèle EGC sont utilisés dans un module micro-économétrique afin d'évaluer l’incidence des chocs simulés, sur les ménages en général et les enfants en particulier.

Cinque dimensions de pauvreté des enfants sont examinées: la pauvreté monétaire; la pauvreté calorique; le taux de scolarité et/ou de participation des enfants au travail; enfin, l’accès des enfants aux soins de santé.

L’étude montre que la crise engendrait une augmentation de 1,05% du nombre d’enfants pauvres en termes monétaires en 2008, de plus de 4% en 2009, 2010 et 2011, comparativement à la situation où elle ne serait pas survenue. Par rapport à cette même situation de référence, les simulations suggèrent que la crise augmenterait le nombre d’enfants pauvres sur le plan calorique de 0,56% en 2009, 1,08% en 2010 et de 1,60% en 2011, et influencerait négativement bien que légèrement la scolarité et l’accès des enfants aux soins de santé.

Quatre politiques alternatives de réponse à cette crise sont simulées: une réduction de la TVA prélevée sur la vente des produits alimentaires; une suppression des droits de douane appliqués sur les importations de produits alimentaires; la gratuité de l’inscription des enfants de moins de 15 ans aux cantines scolaires dans les districts où le taux de pauvreté monétaire est supérieur au taux national; l’octroi de transferts en espèces aux ménages dont les enfants sont pauvres. Ces mesures, avec un cout respectif équivalent à 1%, 0,4%, 0,19% et 1% du PIB d’avant-crise au Cameroun, sont financées soit par l’aide internationale, soit par une ponction des réserves extérieures de l’Etat.

Il ressort des simulations qu’en termes de réduction de la pauvreté, l’octroi des transferts en espèces se révèle comme étant la plus efficace des quatre politiques de réponse susmentionnées, bien que cette politique soit la plus inefficace de toutes pour améliorer le taux de croissance du PIB réel. Au plan national, la politique des transferts en espèces annihile intégralement l’augmentation des pauvretés monétaire et calorique due à la crise, durant toute la période d’étude. Qui plus est, elle entraîne une baisse sensible de ces deux types de pauvreté, comparativement aux niveaux de prévalence respectifs de ceux-ci dans la situation où la crise ne serait pas survenue. Par ailleurs, les effets des transferts sur le plan de la scolarité, de la participation des enfants au travail et sur l’accès de ces derniers aux soins de santé sont globalement meilleurs bien que légers. Derrière la politique des transferts en espèces, celle de la subvention des cantines scolaires, avec pourtant un coût relativement bas, donne aussi une réponse considérablement bénéfique face à la crise, surtout sur le plan de la pauvreté calorique; tandis que les deux autres politiques s’avèrent inefficaces, quelle que soit la dimension de la pauvreté considérée.)

Note: Downloadable document is in French.

Keywords: Crise économique globale, pauvreté des enfants, faim, scolarité, travail des enfants, santé, Afrique de l’Ouest et du Centre, Cameroun, protection sociale

Suggested Citation

Bibi, Sami and Cockburn, John and Emini, Christian Arnault and Fofana, Ismael and Ningaye, Paul and Tiberti, Luca, Impacts of the Global Economic Crisis on Child Poverty in Cameroon and Options for a Policy Response (French) (June 1, 2010). Innocenti Working Paper No. IWP-2010-04 (FRENCH). Available at SSRN: https://ssrn.com/abstract=1634933 or http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.1634933

Sami Bibi

Université Laval - Département d'Économique ( email )

2325 Rue de l'Université
DeSeve
Quebec Canada, QC G1K 7P4
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John Cockburn

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P.O. Box 30772-00100
ICIPE - Duduville Campus, Kasarani
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Québec, Quebec G1V 0A6
Canada

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Duduville Campus, Kasarani
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Christian Arnault Emini (Contact Author)

University of Yaounde II ( email )

Yaounde
Cameroon

Ismael Fofana

Université Laval - Département d'Économique ( email )

2325 Rue de l'Université
Ste-Foy, Quebec G1K 7P4 G1K 7P4
Canada

Paul Ningaye

University of Dschang ( email )

Cameroon

Luca Tiberti

Université Laval ( email )

2214 Pavillon J-A. DeSeve
Quebec, Quebec G1K 7P4
Canada

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Nairobi
Kenya

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