Bankruptcy in the Age of 'Intangibility': The Bankruptcies of Knowledge Companies

57 Pages Posted: 26 Jun 2017

Date Written: June 21, 2017

Abstract

English Abstract: In many ways bankruptcy laws have not kept pace with the transformative developments to which many advanced economies around the world have been subjected while their economic agents have been transitioning from an industrial labor to an increasingly knowledge intensive, innovative and often radically experimental form of production. 

Already today many of the basic assumptions policy makers used to make about distressed companies do not hold true anymore – for instance, the assumption that national bankruptcy laws provide an adequate framework for the efficient resolution of bankruptcies although companies’ operations have expanded and complexified beyond national boundaries, or the assumption that companies primarily own assets that are tangible. In fact, many provisions in classic national bankruptcy laws have been created with companies of the industrial labor economy in mind. The value of these companies resided primarily in tangible assets, such as factories or machines. Studies suggest that in 1975 more than 80% of corporate value reflected in the S&P® 500 was tangible assets, while intangible assets comprised less than 20% of market capitalization. These proportions have inverted over time with 87% of corporate value residing in intangible assets in 2015.

It therefore seems urgent to adapt bankruptcy laws to today's economic realities. In fact, we already live in a world, in which the importance of intellectual property intensive industries has been increasing significantly, and in which globalization and multiple other phenomena (global tax optimization strategies, regulatory competition between jurisdictions, etc.) have led companies to decentralize and internationalize their production chains, R&D activities and more generally their corporate structures. 

In this new age of “intangibility,” in which we are observing a paradigmatic change in the ways companies operate, create value and are evaluated by markets, our approaches to the resolution of distressed companies and the very foundations of our national bankruptcy laws seem to be challenged. In fact, it seems that many of the frictions that we are witnessing in the treatment of business failures today, particularly when knowledge companies are involved (i.e. companies that resemble schools and not factories anymore, and whose assets are increasingly if not predominantly intangible, e.g. intellectual property rights like patents, copyrights, trademarks, trade secrets; but also know-how or human capital; etc.), seem to result from multiple inadequacies of our bankruptcy laws with the economic realities of distressed knowledge companies – companies, that these laws are supposed to regulate in a value maximizing way for the benefit of the various stakeholders involved in the bankruptcy.

By analyzing different metrics – such as length of the bankruptcy proceedings, costs of the bankruptcy proceedings, liabilities of knowledge companies after emergence from bankruptcy, evolution of Ebit or Ebitdae of knowledge companies after emergence from bankruptcy, distribution rates to secured and unsecured creditors, preference for 363 asset sales – this paper demonstrates empirically that the current bankruptcy framework is not sufficiently adapted to knowledge companies. The paper concludes with a proposal that designs a new bankruptcy proceeding for knowledge companies with the aim to strike a new balance between liquidation and reorganization options for these types of companies. By, for instance, mimicking some of the key features of the Californian ‘privately arranged assignment mechanism for the benefit of creditors’ and by requiring the appointment of better qualified and better incentivized privately appointed trustees/auctioneers/liquidators, some of the most pressing problems knowledge companies currently face in the traditional bankruptcy framework could be solved or at least mitigated. 

French Abstract: Le droit des entreprises en difficulté a pris du retard sur les transformations souvent radicales que de nombreuses économies avancées ont subies lors de leurs plus récentes transitions économiques – la transition d’une économie du travail industriel vers une économie du savoir et de l’innovation, souvent fondée sur des formes de production (radicalement) expérimentales.

Déjà aujourd’hui de nombreuses hypothèses sur lesquelles les différents droits nationaux des faillites se sont construits sont dépassées par le temps. Ainsi, par exemple, l’idée que le cadre national est un cadre adéquat pour résoudre efficacement les problèmes d’entreprises en difficulté a atteint des limites insurmontables depuis que le mode opératoire d’un nombre croissant d’entreprises ne respecte plus les frontières nationales ; similairement, le fait que l’importance des actifs intangibles, comme la propriété intellectuelle, a significativement augmenté pour un grand nombre d’entreprises change la donne. En effet, de nombreuses dispositions du droit traditionnel des entreprises en difficulté ont été conçues afin de réguler des entreprises de l’économie du travail industriel. La valeur de ces entreprises découlait avant tout d’actifs tangibles, comme des usines ou des machines de production. À titre d’exemple, une étude récente démontre qu’en 1975 plus de 80% de la valeur du S&P® 500 dérivaient d’actifs tangibles, pendant que les actifs intangibles reflétaient uniquement 20% de la capitalisation de marché des entreprises. Ces proportions se sont inversées depuis, avec 87% de la valeur des entreprises du S&P® 500 résidant dans des actifs intangibles en 2015.

Il est donc grand temps d’adapter le droit des entreprises en difficulté au monde actuel, dans lequel la propriété intellectuelle et d’autres actifs intangibles (comme le know-how ou le capital humain, les secrets industriels, etc.) ont significativement plus d’importance, et où la mondialisation et divers autres phénomènes (p. ex. stratégies d’optimisation fiscale complexes et internationales, compétition entre les régulateurs, etc.) ont amené les entreprises à décentraliser et internationaliser leurs opérations et chaines de production, leurs activités de recherche et développement, et, de manière plus générale, leurs structures de gouvernance.

Dans ce nouvel Age de l’intangibilité – dans lequel nous observons un changement paradigmatique dans la façon dont les entreprises opèrent, créent de la valeur et sont évaluées par les marchés – les bases du droit des entreprises en difficulté et les approches que de nombreux législateurs ont adoptées pour l’encadrement légal des entreprises en difficulté de leurs pays semblent être remises en question de manière fondamentale. Il semble en effet que les nombreuses limites que nous observons aujourd’hui dans le traitement des entreprises en difficulté, en particulier lorsque des « entreprises du savoir » sont concernées (ce par quoi on entend les entreprises de l’économie du savoir et de l’innovation, c’est-à-dire des entreprises qui ressemblent plus à des écoles qu’à des usines, et dans lesquelles les actifs sont de plus en plus ou majoritairement intangibles), découlent des multiples incompatibilités entre le droit traditionnel des entreprises en difficulté et les réalités économiques des « entreprises du savoir ».

En analysant différentes variables – comme la durée des procédures collectives, le coût des procédures collectives, l’efficacité de la restructuration du passif après émergence d’une procédure collective, l’évolution du EBIT ou EBITDAE après émergence d’une procédure collective, le taux de recouvrement des créanciers chirographaires et des créanciers dotés de sûretés/privilégiés, ou encore la fréquence des « 363 asset sales » – la présente étude démontre de manière empirique que le droit actuel des entreprises en difficulté n’est pas suffisamment adapté aux besoins des « entreprises du savoir » en difficulté.

En conclusion, l’étude tire les leçons de ces observations empiriques et élabore une nouvelle procédure collective plus adaptée aux « entreprises du savoir » en difficulté avec l’objectif de trouver un nouvel équilibre entre les options de réorganisation et de liquidation qui s’ouvrent à elles. En s’inspirant notamment de certains éléments clés du régime californien de résolution des entreprises en difficulté (le « privately arranged assignment mechanism for the benefit of creditors ») et, par exemple, en rendant obligatoire la nomination de professionnels du retournement des entreprises en difficulté mieux qualifiés, certains des plus virulents problèmes auxquels les « entreprises du savoir » en difficulté font face aux Etats-Unis pourraient être résolus, ou à tout le moins réduits.

Keywords: bankruptcy, intellectual property, technology, knowledge, companies

JEL Classification: K, K2, K3

Suggested Citation

Kohmann, Mathieu, Bankruptcy in the Age of 'Intangibility': The Bankruptcies of Knowledge Companies (June 21, 2017). Available at SSRN: https://ssrn.com/abstract=2991438 or http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.2991438

Mathieu Kohmann (Contact Author)

Harvard Law School ( email )

1585, Massachusetts Avenue
Cambridge, MA 02138
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